Vivaldi - duo "Acceso"

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Coach Express

Le coach est optimiste : il choisit de voir la vie en rose. Vous avez sans doute remarqué que les lunettes de soleil, tout en protégeant vos yeux, assombrissent tout ce que vous regardez. Quel système de défense personnel avez-vous construit qui obscurcit aujourd'hui votre vie ?

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Emotions, messagères de vie

Bonjour,

Comment vivez-vous vos émotions ?

Qu'elles soient considérées comme positives ou négatives, l'expression de nos émotions a souvent été rabrouée lors de notre enfance. La joie était trop bruyante, la colère irrespectueuse, la tristesse à cacher, la peur à surmonter, la douleur inexistante. Chacun de nous a en tête certaines de ces petites phrases : « un homme, ça ne pleure pas » , « allez, tu es grande maintenant », « arrête de faire le bébé » , « mais non, ça ne fait pas mal, c'est juste une éraflure »... Avez-vous remarqué la réaction d'un enfant auquel on fait cette réflexion ? Il crie plus fort ! Non qu'il ait plus mal, mais il cherche à faire reconnaître son point de vue …. jusqu'au jour où, résigné, il laisse tomber (quel dommage … et quel ravage pour l'avenir !).

Du coup, devenus adultes, nous sommes tous (ou presque) plus ou moins handicapés de nos émotions. Nous cherchons à les contrôler … et voilà qu'elles nous débordent souvent ! Nous les détournons de leur objet : je retiens ma colère face à une injustice de mon supérieur au travail....et j'explose avec les enfants (ou le conjoint) le soir à la maison. Nous les enfermons et accumulons les points de ressentiment, jusqu'à ce que la coupe soit pleine . Et c'est alors la crise : violence contre l'autre (noms d'oiseaux inclus) ou contre soi (alcoolisme ou dépression par exemple).

Les émotions sont des messagères de vie

arbre selon les 4 saisons

Personnellement, je pense que les émotions sont toutes positives. D'abord, inutile de les nier ou de les étouffer : elles ont des manifestations physiques précises, certaines très visibles comme les larmes ou le rire, le rouge de la colère ou la pâleur de la peur, et d'autres internes, sensation d'étouffement, cœur qui bat plus vite, etc. En bref : elles sont très réelles. Ensuite, elles sont le signe de notre vie intérieure : colère face à l'injustice, peur face au danger, joie de nos réalisations ou des succès des personnes que nous aimons : elles nous apportent l'énergie pour réagir aux situations que nous rencontrons. Pour nous mettre en action de façon adaptée, il convient cependant de prendre le temps d'accueillir l'émotion, de la nommer, et de chercher le message qu'elle veut nous transmettre, le besoin profond satisfait ou insatisfait, la pensée ou croyance sous-jacente qui la porte. Ce travail fait, nous sommes en mesure d'utiliser de façon constructive l'émotion première. Ayant décodé le message, nous pouvons travailler à ouvrir le champ des possibles concernant les moyens de satisfaire le besoin sous-jacent ou de lâcher prise face à nos croyances ou nos attentes – exigences ? -- sur l'autre. Lors de cette réflexion et prise de recul par rapport à notre émotion, nous pouvons aussi observer qu'elle est démesurée, disproportionnée par rapport à l'évènement. C'est l'effet élastique : plus vous tirez, plus vous le tendez, plus il vous revient violemment. En clair : votre émotion est amplifiée par la résonance qu'à en vous la situation présente avec une expérience passée non dépassée. Bonne nouvelle en fait : voilà une occasion de vous occuper de ce point et de le régler. Quand je vous disais que les émotions sont nos alliées !

Au fait, vous savez quoi ? Nous sommes responsables de nos émotions, tout autant que des actions/réactions que nous posons. Vous ne me croyez pas : alors pourquoi X se moque totalement du bouchon de dentifrice non rebouché quand Y en fait toute une histoire ? Ce n'est pas la situation ou l'évènement en lui-même qui est la source de l'émotion, il n'est qu'un prétexte à son expression. La véritable cause est en moi : j'ai pensé « il/elle aurait DU le reboucher, c'est un signe de son manque de respect, d'attention, d'amour (compléter à votre guise) à mon égard » alors que, en réalité, ce matin il était distrait par un rendez-vous important. Ce n'est pas tant la situation qui a provoqué ma colère que mon interprétation. Là encore, bonne nouvelle : si je n'ai sur l'autre que le pouvoir qu'il veut bien me donner, j'ai en revanche tout pouvoir sur moi pour renoncer à mon interprétation (entre nous, ma colère, c'est d'abord à moi qu'elle cause du tort, non ?). Si nous renonçons à nos émotions (et donc à nous-même) ou si nous en faisons systématiquement porter la responsabilité à l'autre ou aux circonstances, nous voilà impuissants sur nos propres vies, et donc résignés ou agressifs, en tout cas guère constructifs. Pourtant, si nous les générons, nous avons aussi le pouvoir de les maîtriser, de les utiliser à notre service personnel, de gagner ainsi en pouvoir sur nos vies et donc en confiance en nous.

Je vous souhaite une pleine réconciliation avec le monde intérieur de vos émotions.

Pssst ! Au fait, quelqu'un m'a proposé un jour de changer de tube de dentifrice pour un système à clapet ;-)